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Compte rendu de la rencontre du 21 octobre 2006 autour du manifeste
| Etaient présents comme lieux : la MNE de Lille,
le CICP de Paris, le Chiendent d’Orléans, la MDH de Limoges, la Redonne de
Flayosc (Var), la Maison de l’Afrique Noire de Seine Saint Denis, le
Théâtre de Verre de Paris, Bel Ami 17 de Nantes, l’association Baz’Art de
Montreuil, le CITIM de Caen, le Petit Ney de Paris et le Phare de l’Ile
Saint Denis. 1 – introduction sur RELACS et les difficultés du réseau Depuis le lancement de RELACS, plusieurs chantiers ont été ouverts : - travail d’inventaire des lieux interassociatifs existants, - création d’un site Internet, - réunion de mutualisation des expériences, - mutualisation des moyens comme ce fut le cas pour l’accueil d’une tournée des Indiens du Nordeste du Brésil en 2005. Le réseau c’est aussi la possibilité pour des lieux en création ou en difficultés de bénéficier des expériences des autres lieux existants comme sur le montage de projets, la recherche de financements, des conseils juridiques en architecture. Le réseau pour exister pleinement est cependant confronté à plusieurs difficultés : suractivité de chacun des lieux associatifs, beaucoup de lieux sont aussi très mobilisés dans la lutte pour leur propre survie, éloignement des lieux les uns des autres et déplacements difficiles. 2 – Création de lieux Deux exemples ont été particulièrement abordés : 2 - 1 Le projet d’une Maison de l’Afrique Noire (Seine St Denis) : Michel Samuel de l’association des Amis de l’Afrique Noire a rappelé le long travail préparatoire : la rédaction au départ d’un appel signé par les associations et les individus, qui s’était élargi à la création d’un comité de parrainage de personnalités africaines et françaises, l’organisation de manifestations « hors les murs ». A l’origine l’implantation avait été voulue sur la commune de Saint Denis. Mais malgré l’approbation du projet par la mairie, le maire n’a rien fait pour que le projet aboutisse d’où l’idée après que beaucoup de mois et d’années se soient écoulées d’élargir les recherches et les interlocuteurs possibles sur d’autres communes du département. La surface envisagée au départ était de 2000 m2 mais 800 m2 serait un minimum pour se lancer concrètement dans la réalisation de ce projet. 2 – 2 Usine de la Redonne à Flayosc (Var) : A l ‘origine ce projet s’est constitué autour d’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) mais repose sur trois volets : social, agricole et culturel. Cinq associations sont déjà présentes dans ce lieu une ancienne manufacture située à l’intérieur d’une terre agricole et classé comme tel dans le plan d’occupation des sols. S’il existe une certaine tolérance de la mairie jusqu’à présent par rapport aux activités associatives qui peuvent s’y développer, une des préoccupations principales est celle d’obtenir que la mairie reclasse le lieu dans une zone habitable tout en acceptant que des activité interassociatives s’y développent. Chaque association réhabilite une partie du lieu en essayant de faire appel à de la bio-construction. Des projets interassociatifs se développent comme l’organisation de soirées à thèmes, nuits du cinéma, stages de danse, fanfare, solidarité internationale avec les Indiens et/ou les agriculteurs... A partir de l’exemple de la Redonne, d’autres ont évoqué le cas des mises à disposition d’un lieu. Philippe Coutant évoque le cas de Bellamy 17 à Nantes où un « commodat » a été contracté avec un militant en passant chez le notaire dans le cadre de la mise à disposition d’un tel lieu. Cela permet de préciser d’une façon juridique quelle sont les conditions que chacun s’engage à respecter, notamment au niveau des charges. 3 – Gestion des lieux 3 – 1 Intervention du CICP de Paris : Une quarantaine d’associations disposent en ce lieu d’un local et près d’une centaine d’une boîte aux lettres. La structure emploi trois personnes et la maison est gérée en autogestion par les associations. Salles sont utilisés par divers mouvements sociaux moyennant une participation aux frais pour l’utilisation des locaux. Au CICP il y a comme deux temps : celui qui est dominé par la présence des salariés, majoritaires dans la journée et celui d’une forte présence des militants qui occupent les locaux après 18h dans le cadre de réunions ou de diverses autres activités. 3 – 2 Chiendent d’Orléans : Il a été fondé le 7 mai 2005 dans une logique de contre pouvoir et d’autogestion. Il regroupe diverses associations comme ATTAC, une AMAP, UJFP, association de solidarité avec la Palestine, collectif libertaire, travailleurs immigrés, CADTM... Il y a une AG mensuelle plus diverses commissions d’administration. Aujourd’hui l’association comprend 400 membres adhérents plus des membres visiteurs ( environ 1000) qui adhèrent simplement pour avoir accès au bar (licence 3 permettant la vente du vin et de la bière). La cotisation est de 5 à 15 euros par trimestre. Plusieurs commissions sont constituées pour prendre en charge divers aspects de l’animation : débats, films, jeux, librairie, solidarité, spectacles, expositions, repas. Le local est relativement petit avec trois étages de chacun 20 m2. Le local est très bien situé dans une rue passante du centre ville avec une grande visibilité. Il n’y a pas de salariés, le fonctionnement est en autogestion et le budget repose principalement sur les excédents réalisés au niveau du bar. 4 - Lieux menacés et rapport avec les institutions Après une discussion sur les situations de quelques squats, les conventions d’occupation temporaires, les maisons d’associations municipales, les lieux disponibles, les autres réseaux existants… les cas de plusieurs lieux ont été évoqués concrètement : - Le CLAV à Bordeaux : le local a fermé depuis mi-juillet - Maison des médias libres (18ème arrondissement de Paris) : l’expulsion de ce lieu est envisagée par la mairie de Paris, il n’y a pas à ce jour de pistes de relogement. - Le Barbizon : ce cinéma associatif du 13ème arrondissement qui vient d’être lui aussi d’être expulsé en octobre. - L’Utopia à Montreuil menacé aussi d’expulsion. - Le Théâtre de Verre à Paris, collectif d’artistes alliant création et solidarité. Une expulsion est programmée, il y a la recherche d’une convention d’occupation précaire et d’un nouveau lieu. 5 – Discussion large et présentation du manifeste Une idée importante est ressortie des différentes discussions c’est celle de faire prendre conscience aux utilisateurs de l’importance des lieux, d’expliquer constamment que l’existence de locaux ou salles mis à disposition ne va pas de soi afin de dépasser le rapport prestataire de services - consommateurs. Le manifeste, après avoir été largement amendé depuis plusieurs mois est présenté et acté par l’assemblée (voir texte ci-joint). La diffusion va se poursuivre à travers différents réseaux. |