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A l'occasion de l'année du Brésil |
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Introduction |
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De septembre à octobre 2005, des indiens de l’Etat brésilien du Nordeste réunis au sein de l’ONG Thydewa sont venus en France pour dire combien leur situation ne s’est pas améliorée depuis l’élection d’Ignacio Lula Dasilva à la présidence de la République. Pour l'occasion le Réseau des Lieux Associatifs de Création et de Solidarité* a permis de faire le lien entre ces communautés et des lieux interassociatifs en France et en Suisse.
Les Indiens du Nordeste ont été les premiers amérindiens à vivre l´invasion
portugaise. Ils vivent jusqu´à aujourd´hui les conséquences des massacres,
de l´esclavage, de l´exploitation de leurs terres... C'est l´histoire de
500 ans d´ethnocide où les indiens continuent jusqu´à aujourd´hui à lutter
contre la discrimination et la déculturation. Pour les Amérindiens, la question de l’accès à la terre reste entière. Si pour beaucoup d’entre eux la délimitation des terres est reconnue dans la constitution brésilienne depuis 1988, elle ne s’applique cependant pas dans les faits. Malheureusement, les indiens doivent faire face à l’occupation des propriétaires terriens, qui sous couvert de développer une agriculture exportatrice en viande de boeuf notamment, se permettent des exactions à l’encontre des indiens allant jusqu‘aux assassinats en toute impunité. Les indiens participant à cette tournée en France ont tenu aussi à décrire à quel point les intérêts financiers, le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire sont confondus et reviennent entre les mains des mêmes familles. Dans ces conditions il s’avère extrêmement difficile pour les indiens, comme pour les paysans sans terre ou autres descendants d’esclaves noirs de faire reconnaître leurs droits. Les indiens du Nordeste avait porté un grand espoir dans l’élection du président Lula en votant pour lui en 2002. Aujourd’hui ils constatent que la situation n’a pas changé, des leaders indiens ont même été assassinés dans l’été 2005 sans qu’aucune suite judiciaire soit engagée. C'est pourquoi Fernando de la nation "Pankararu" , Kroatym de la nation "Kiriri", de Si et de Dona Maria des "Pataxo Hahahae" sont venus pour témoigner en France de la situation qu'ils subissent et nouer des partenariats. Il s'agissait aussi de nouer des liens dans la perspective de lancer des campagnes sur le plan international afin que la cause des ces peuples ne soit plus oubliée. *Remerciements aux partenaires qui ont permis de rendre possible cette tournée sur le plan national : Ville de Brou sur Chantereine, Ville de Gonesse, La Passerelle (Paris), CSIA (Paris/Strasbourg), Maison des Droits de l'Homme (Limoges), RESIA (St Brieuc), Maison des Citoyens pour une Terre plus Humaine (Le Mans), RTM (Draguignan), CIIP (Grenoble), Collectif un Autre Monde (Tours), Le Chiendent (Orléans) |
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