A l'occasion de l'année du Brésil
Visite en France d'indiens venus du Nordeste

Introduction

Les indiens dans la tournée

A travers des lieux associatifs

Thydewa

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Introduction


Fernando de la nation "Pankararu" , Kroatym de la nation "Kiriri", de Si et de Dona Maria des "Pataxo Hahahae" venus en France faire découvrir leur culture et pour témoigner de leurs conditions de vie.

De septembre à octobre 2005,  des indiens de l’Etat brésilien du Nordeste réunis au sein de l’ONG Thydewa sont venus en France pour dire combien leur situation ne s’est pas améliorée depuis l’élection d’Ignacio Lula Dasilva à la présidence de la République. Pour l'occasion le Réseau des Lieux Associatifs de Création et de Solidarité* a permis de faire le lien entre ces communautés et des lieux interassociatifs en France et en Suisse.

Les Indiens du Nordeste ont été les premiers amérindiens à vivre l´invasion portugaise. Ils vivent jusqu´à aujourd´hui les conséquences des massacres, de l´esclavage, de l´exploitation de leurs terres... C'est l´histoire de 500 ans d´ethnocide où les indiens continuent jusqu´à aujourd´hui à lutter contre la discrimination et la déculturation.
- Plus de 80 % des indiens du Nordeste sont analphabètes.
- Plus de 90 % des indiens vivent en dessous du seuil de pauvreté.


Avant la colonisation, le Brésil comptait 5 millions d’indiens. Les nombreuses  exactions et autres massacres perpétrés par les colons ont ramené ce chiffre à 250 000 avant qu’il ne réaugmente depuis quelques décennies à près de 500 000 amérindiens. Il faut savoir que plus de 40% des indiens  vivent en dehors de l’Amazonie, dans  les autres régions du Brésil. Cette réalité là, les autorités publiques ont tendance à la nier et le reste de la population l’ignore presque totalement.

Pour les Amérindiens, la question de l’accès à la terre reste entière. Si pour beaucoup d’entre eux la délimitation des terres est reconnue dans la constitution brésilienne depuis 1988, elle ne s’applique cependant pas dans les faits. Malheureusement, les indiens doivent faire face à l’occupation des propriétaires terriens, qui sous couvert de développer une agriculture exportatrice en viande de boeuf notamment, se permettent des exactions à l’encontre des indiens allant jusqu‘aux assassinats en toute impunité. Les indiens participant à cette tournée en France ont tenu aussi à décrire à quel  point les intérêts financiers,  le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire sont confondus et reviennent entre les mains des mêmes familles. Dans ces conditions il s’avère extrêmement difficile pour les indiens, comme pour les paysans sans terre ou autres descendants d’esclaves noirs de faire reconnaître leurs droits.

Les indiens du Nordeste  avait porté un grand espoir dans l’élection du président Lula en votant pour lui en 2002. Aujourd’hui ils constatent que la situation n’a pas changé, des leaders indiens ont même été assassinés dans l’été 2005 sans qu’aucune suite judiciaire soit engagée.

C'est pourquoi Fernando de la nation "Pankararu" , Kroatym de la nation "Kiriri", de Si et de Dona Maria des "Pataxo Hahahae" sont venus  pour témoigner en France de la situation qu'ils subissent et nouer des partenariats. Il s'agissait aussi de nouer des liens dans la perspective de lancer des campagnes sur le plan international afin que la cause des ces peuples ne soit plus oubliée.

*Remerciements aux partenaires qui ont permis de rendre possible cette tournée sur le plan national : Ville de Brou sur Chantereine, Ville de Gonesse, La Passerelle (Paris), CSIA (Paris/Strasbourg), Maison des Droits de l'Homme (Limoges), RESIA (St Brieuc), Maison des Citoyens pour une Terre plus Humaine (Le Mans), RTM (Draguignan), CIIP (Grenoble), Collectif un Autre Monde (Tours), Le Chiendent (Orléans)


Dans la région du Nordeste du Brésil (en rouge et orange sur la carte) , plus de 40 nations regroupant plus de 50000 indiens vivent dans un climat de violence et d'insécurité sociale. Les étoiles représentent les communautés ayant établi un partenariat avec l'ONG Thydewa.

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